Un airbus A320 dans lequel nous sommes les seuls étrangers et deux heures de voyage plus tard nous atterissons à Port Blair, capitale administrative des îles Andaman...aie
aie....administrative...un des mots les plus redoutables en Inde...un formulaire plus tard nous voici en possession de notre permis de visite des Iles mais le voyage n'est pas fini, il nous faut
maintenant nous diriger vers la jetty pour acheter un billet pour rejoindre l'île d' Havelock....il est 7h du matin et une surprise nous attend.....une queue interminable, les hommes à gauche, les
femmes à droite, les bureaux ne sont pas encore ouverts...

3 heures plus tard nous avons réussi à acheter trois billets!!!! ( beaucoup n'auront pas cette chance, la pénurie de place ayant été renforcée par le fait qu aucun bateau n'avait pris la mer depuis
3 jours à cause de l'annonce du Cyclone Birman...dans cette triste histoire tout le monde était au courant seul le peuple Birman...)
Les bateaux défilent dans le port et nous commençons à nous inquiéter quant à l'état et la taille du bateaux...
Les trois heures de nav passées sur le pont du bateau ont été l'occasion de se plonger dans l'ambiance des voyages de Le Clézio...infiniment plus poétique que le déchet de Bollywood diffusé dans la
calle du bateaux...
L'arrivée à Kavelock est un grand moment...la jetty y est infiniment plus haute en couleur...

nous n'avions rien réservé mais, comme d'habitude tous les locaux sont venus en nombre pour
l'arrivée du ferry et nous n'avons pas de mal à trouver une jeep pour nous amener à un hotêl sur la beach 5 ( c'est assez facile ici le nom des plages, la numéro 1 est celle du port et ensuite dans
le sens des aiguilles d'une montre tu incrémentes le numéro de la plage à chaque fois que tu rencontres une nouvelle plage....)
Ici les hôtels ressemblent davantage à des petites hutes de bambou constuites sur la plage avec plus ou moins de confort selon le prix (de 3 euros à 30 euros par nuit) , les docksides envoyées en
l'air dans la hute s'ensuivit une baignade mémorable dans une eau aussi cristalline que chaude...les amoureux de surf apprécieront la petite cabane flottante, reminiscence de la cabane des juges à
Teahupo...

comble du bonheur, l'hôtel n'est pas vide et nous rencontrons des globes trotters de folie( il faudra que je vous raconte tout ceci demain)
au petit matin la plage a disparu et les arbres se retrouvent les pieds dans l'eau...

nous décidons de louer des masques et des vélos pour partir vers la beach 7 ( la plus célèbre de l'archipel)...
malgré l'absence de vitesse sur les ( je devrais dire LE...étant donné qu il n'y a qu un modèle) vélos Indiens, je
retrouve les sensations de la côte de chalonne dès les premiers lacets ...ca me permet de prendre des photos de mes amis qui n'ont pas vraiment l'air de prendre le même pied que moi sous ce
soleil de plomb!!!
Prenant un peu trop la confiance au mileu de ces paysages féériques, je me laisse emporter par les charmes de la vitesse liée à la première pente de la matinée...ce fut la première erreur de la
journée!!! passé les 30km/h la valve du pneu avant a explosée entraînant dans sa lâche fuite les pauvres tampons en caoutchouc cuit des freins avant...perdu au milieu de nul part ... ca sentait
l'échec cuisant...c'était oublier le charactère incroyablement serviable de tous les indiens que nous avions rencontré en Inde...sortis de derrière un bananier, un indien ( après avoir déposé dans
les bras de tristan le bébé qu'il avait dans les mains.......à mourir de rire!!!) s'est mis à dépecer son vélo pour réparer le mien...en moins d'une demi heure tout était remis dans
l'ordre.....INCREDIBLE INDIA...
la beach 7 n'est plus très loin...
lorsque nous arrivons à la beach, la nuée de Jeep et de bus semble présager que nous ne serons pas les seuls...
en fait nous sommes les seuls étrangers...ce qui est plutôt parfaitement rassurant... en effet les Indiens ayant une vision du tourisme bien différente de la notre, ( choisir une liste de sites a
voir , payer une jeep , prendre une photo par endroit pour montrer aux autres qu on voyage et repartir au bout de cinq minutes....)
Au bout de cinq minutes la plage était redevenue déserte !!!!!!!!!!!!!!!! ;-)

Le sweel n'était pas vraiment surfable mais le plaisir de se baigner dans une eau aussi chaude ,avec une plage de sable blancs déserte bordée d'un côté par une eau turquoise et de l'autre par la
jungle l'ont emporté sur cette petite frustration...
( concernant le tourisme et les indiens, je me dois de rectifier, l'ancienne génération était comme ça et ceci est visible dans les offres proposées par les tours pérateurs indiens, la nouvelle
génération prend beaucoup plus le temps de s'imprégner de la magie du voyage...)